Une école de monstre ou l'on apprend à vivre comme des humains
 
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 Comme une impression...D'opression ? [pv]

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Akira Katsuya
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MessageSujet: Comme une impression...D'opression ? [pv] Jeu 26 Mai - 4:11

♣ Ellen_Chacha' & Akira ♣



Aujourd'hui était un jour banal, comme j'en trouverais un demain et ainsi de suite. Debout de bonne heure, les traditionnels cours de la matinée, le déjeuner, les cours de l'après-midi, le repas du soir...Ce programme journalier était devenu chez moi quelque chose de mécanique, accomplissant les tâches sans vraiment réfléchir, certaines personnes appellent cela le "train train quotidien". Pour ma part je qualifierais plus ceci de l'ennui quotidien. Revoir les mêmes personnes tous les jours, à force je m'y perdais, quel jour étions nous, mardi, jeudi ? Il y avait bien une personne que j'avais envie de voir et qui malheureusement ne croisait mon chemin que très rarement. Non, il ne s'agissait pas de mon frère ! C'est fou le nombre de fois que je le croisais dans les couloirs, à se demander s'il n'est pas équipé d'un radar et qu'il surveille mes moindres gestes, aurait-il peur que je fasse des bêtises ? Peut-être a t-il apprit pour la jeune fille qu'il a attristé et que je surveille discrètement...Enfin, je ne parlais pas d'eux, mais bien d'Ellen O'Brien, cela faisait un certain que je ne l'avais pas vu...Je me demandais bien comment elle allait...Allongé sur mon lit, fixant le plafond de façon inexplicable, je repensais à des tas de choses, n'ayant rien de mieux à faire. Les cours étaient finis pour la journée, il ne restait plus qu'attendre le couvre feux pour aller dormir. Car même si mes journées n'étaient pas palpitantes, j'étais épuisé chaque soir. Depuis un certain temps, je dormais mal, je n'arrêtais pas de faire des cauchemars et de me réveiller en sursaut couvert de sueur. Je détestais cela, de plus ce genre de sensation était nouveau pour moi, ce n'est pas au paradis que vous allez faire ce genre de rêve troublant voir même traumatisant !

Il devait être dans les 19heures, n'ayant pas vraiment faim, j'avais supprimé le fait de me rendre à la cafétéria et avait opté pour une douche, à cette heure là c'était toujours plus tranquille et il n'y avait rien de tel pour se remettre d'aplomb. Ce fut donc 30 minutes plus tard et les cheveux humidifiés à souhait que je me retrouvais de nouveau dans ma chambre, n'ayant aucune trace de mes colocataires. Ce n'était peut-être pas plus mal, l'un d'eux me laissais un peu perplexe, Kaemon. Il était un peu...Bizarre. Mais je ne le connaissais pas assez encore pour le juger ! Le silence qui s'était installé de la pièce me donna un léger frisson, une impression de claustrophobie. Saisissant mon portable, je m'approchais de la fenêtre pour l'ouvrir d'une main assurée, prenant une grande bouffée d'air frais dans le but d'apaiser mon esprit. D'un doigt mou, j'ouvris mon répertoire pour y observer les noms, m'arrêtant sur l'un d'eux. Il s'agissait d'Ellen...Calant ma tête sur le bord de la fenêtre, je restais ainsi à l'observer le nom, me demandant si oui ou non je devais faire quelque chose. Je n'avais rien de prévus pour ce soir et peut-être qu'avec un peu de chance elle non plus, ça pourrait nous permettre de nous revoir, sauf si ma présence la gênait...Ha...Tout cela me donnait si mal à la tête ! Me dirigeant vers mon lit pour m'y laisser tomber comme une masse, je décidai de lui envoyer un message pour lui demander ce qu'elle faisait ce soir, après tout le couvre feux était encore loin, passer une petite heure ne nous tuera pas. Et puis défier les règles de cet établissement ne nous faisait ni froid ni chaud... Une fois le message envoyé, je fermais les yeux attendant sa réponse.

Quelle grave erreur de ma part...Fermer les yeux avec la fatigue qui me guettait était une chose stupide, car bientôt je sombrais dans un sommeil réparateur. J'ignore si mon portable avait vibré pour m'annoncer un message, j'étais là, allongé sur mon lit, encore heureux, j'avais pris la peine de m'habiller un minimum, un de mes légendaires T-shirt manches longues, blanc et noir que j'avais remonté de façon grossière à cause de la douce chaleur de la pièce et un jean avec de léger trous. Le jean de son côté n'avait pas eu beaucoup de chance, pour faute de ne pas être fermé...Une chance que je me sois endormir sur le ventre me diriez-vous ! Le visage serein et détendu, je n'avais même pas pris la peine de fermer la porte convenablement, décidément, j'allais me faire tirer les oreilles une nouvelle fois par mes colocataires quand ils rentreront se coucher...


Dernière édition par Akira Katsuya le Sam 2 Juil - 16:15, édité 1 fois
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Chachamaru Yaskawa
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MessageSujet: Re: Comme une impression...D'opression ? [pv] Jeu 26 Mai - 21:58

    La journée s'était déroulée sans aucun problème, Chachamaru commençait à rentrer un peu plus dans le moule, adoptant, copiant et observant les moindres faits et gestes de ses compagnons de travail avec lesquels elle passait le plus clair de son temps. Peut-être que dans un ou deux mois elle arrivera à se faire une place et à s'affirmer haut et fort. Mais elle était encore loin de ce stade...Assise au fond de la salle de cours à observer par la fenêtre, le son de sa voix était une mélodie sacrée que seuls les plus chanceux ont eu la chance d'entendre la première note. Elle était comme ça, différente, décalée, tout cela pour ne pas oublier le pourquoi de sa présence ici : éliminer un élève. Quel sale boulot quand on y réfléchit bien, elle détestait faire ça, et rien qu'à cette pensée, un léger frisson parcourut son corps métallique. Elle avait vécu si peu de temps et aimait tant la vie...Elle était donc obligée de s'attaquer à ce pauvre garçon à qui la vie n'a pas été généreuse. La chose qu'elle souhaitait le plus soit qu'elle ne regrette rien, car même si les sentiments ne faisaient pas partie intégrante de sa vie, depuis qu'elle avait rencontré Akira, elle se sentait un peu plus humaine. Ce garçon était surprenant au sens propres du terme, jamais elle n'avait vu un être vivant aussi joyeux et souriant. Une petite perle d'espoir pour des âmes vagabondes comme la sienne, il était devenu son obsession et ce soir, elle avait rendez-vous avec lui. Il ne s'agissait pas vraiment d'un tête à tête, en fait c'est grâce à ses difficultés en cours qu'elle avait réussi à obtenir une petite heure avec lui dans sa chambre. L'aider à étudier...être dans une pièce avec pour seule compagnie Akira...Les dieux lui avaient donné sa chance, c'était évident ! La sonnerie marquant la fin des cours retentit, la faisant sortir de ses rêves et fantasmes les plus fous, une bouffé de chaleur l'envahie alors que certains élèves lui adressèrent un regard remplit d'inquiétude. Mais elle n'avait pas le temps d'y faire attention, filant aussi vite que ses petites jambes le lui permettaient, elle se dirigea dans sa chambre, passant le plus clair de son temps à se préparer, se demandant ce qu'elle pouvait bien mettre. Il ne fallait pas trop en faire, sinon cela pourrait être suspect !

    Une fois que la jeune fille fut coiffée, habillée, parfumée et légèrement maquillé vint le moment de panique. Avait-il oublié qu'il avait promis de l'aider ce soir ? Peut-être qu'il avait annulé ayant prévu autres choses ! Prise d'une bouffée de stress, il lui fallut dix bonnes minutes pour se calmer, sentant venir la surchauffe. Pourquoi donc avait-elle aussi peur ? Après tout, quand elle se trouvait à ses côtés, ni peur ni crainte ne la parcourait, alors pourquoi maintenant ? Reprenant peu à peu les choses en main, elle saisit ses affaires de cour et se dirigea vers le point de rendez-vous qu'ils s'étaient fixés : La chambre d'Akira. Habillé d'un long leggings noir et d'un T-shirt blanc avec divers motifs noirs, elle priait pour ne pas que cette soirée tourne mal, c'était la première fois qu'elle se rendait dans sa chambre, généralement ils allaient plutôt à la bibliothèque ou ce genre de choses...Mais elle savait pertinemment qu'il ne fallait pas se faire des films ou s'imaginer des choses, une fois la porte de la chambre dans le champ de vision de la cyborg, le temps sembla se stopper. Seul le bruit de ses pas retentissant dans le couloir vide. Prenant une bonne inspiration, elle toqua doucement sur la porte pour constater que celle-ci n'était pas fermée. Ce détail des plus étrange la laissa songeuse, de plus elle ne ressentait aucun mouvement de signe dans la pièce. Poussant calmement la porte et glissa sa tête dans l'ouverture qu'elle avait créé, elle put découvrir une scène des plus troublantes et des plus belles qui soient. Akira était allongé sur son lit, paisible et insouciant de sa présence. Que fallait-il faire ? Refermer la porte et annuler le rendez-vous ? Oui, c'était la chose la plus intelligente à faire, toutefois le corps de Chachamaru ne semblait répondre à aucun ordre. Il agissait de façon incontrôlable, mais inexplicablement c'était ce qu'elle voulait. Déposant ses affaires sur l'un des bureaux présent dans la chambre, elle s'approchait doucement du garçon pour finalement se mettre à genoux à côté du lit. Non, il ne fallait pas faire ça...C'était mal ! Pourtant la tentation fut plus forte que la raison. De sa main tremblante, Chachamaru caressa le visage du garçon pour aller s'abriter dans ses cheveux encore légèrement humide.

    Qu'il soit endormit ou éveillé, il ne perdait rien de sa beauté, de sa pureté. Tant de données se chamboulaient dans son système de Chachamaru ne savait plus quoi faire. Rapprochant un peu plus son visage de celui de sa victime pour y déposer ses lèvres sur son front. Reculant rapidement en manquant de basculer en arrière sentant une reprise de conscience d'Akira, Chachamaru se sentit soudain envahie d'une envie. Vérifiant à plusieurs reprises que la pièce était bien vide, elle retourna près du garçon pour cette fois-ci déposer ses lèvres sur les siennes.

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Ellen O'Brien
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MessageSujet: Re: Comme une impression...D'opression ? [pv] Ven 27 Mai - 0:25

Sur le fil de l’horizon, le soleil déclinait lentement annonçant la fin de la journée. Perdue dans le flot d’élèves qui rejoignaient les dortoirs, Ellen marchait d’un pas vif vers sa chambre. Elle n’aimait pas ce moment de la journée où le pensionnat se mettait à grouiller comme une fourmilière géante, ça lui donnait mal à la tête. Lorsqu’elle arriva devant sa porte, elle s’engouffra rapidement dans la pièce qui était vide. Elle ramassa quelques affaires qu’elle jeta dans un panier avant de filer vers la laverie. Elle descendit les quelques marches qui y menaient, allumant l’unique ampoule qui éclairait l’endroit. La pièce était étroite et sans fenêtres avec pour toute décoration une jolie tuyauterie rutilante. Malgré tout, la jeune femme aimait le calme qui y régnait et l’odeur de savon et de lessive qu’on sentait depuis les escaliers. Elle déposa son linge dans l’une des machines, pressant une succession de boutons pour qu’enfin l’engin ne daigne démarrer. Ses vêtements se mirent à tourner lentement dans la machine et Ellen se laissa glisser au sol, s’adossant à l’une des machines face à la sienne. Elle sortit alors un livre resté dans le fond du panier. La couverture était si ancienne qu’elle avait jauni. Les pages étaient abîmées et tachées par endroit, comme s’il s’agissait d’un ancien manuscrit. Ellen ouvrit le livre à la page où elle s’était arrêtée la veille. Ces mots qu’elle y avait lu s’étaient gravés en elle si bien qu’elle les connaissait désormais par cœur.

« Si tous le reste périssait et qu’il demeurât, lui, je continuerais d'être moi aussi, et si tout le reste demeurait et lui fut anéanti, l’univers me deviendrait un formidable étranger : je ne semblerais plus en faire partie. » Les Hauts de Hurlevent, Emily Brontë.

A chaque fois qu’elle relisait ses quelques lignes, elle frissonnait. Elle n’avait fait que peu de rencontre à l’école parce qu’elle était quelqu’un de réservé qui n’aimait pas vraiment parler de lui mais lorsqu’elle avait rencontré Akira tout était devenu différent. Il était comme une lueur d’espoir dans l’obscurité. Bien sûr, au début, Ellen avait trouvé ça totalement ridicule. Comment était-ce possible de tomber amoureuse de quelqu’un rien qu’en échangeant un regard ? Mais malgré tout, le cœur de la jeune femme finissait toujours par s’emballer lorsqu’il était trop près d’elle où lorsqu’il l’effleurait. Et puis, en lisant les Hauts de Hurlevent, elle avait tout compris. Elle était amoureuse. Incommensurablement amoureuse. De ses yeux, de cette petite parenthèse qui s’ouvrait sur sa joue lorsqu’il souriait, de ses cheveux en bataille. Pourtant malgré ça, elle n’arrivait pas à parler. Jamais un son ne sortait de sa bouche pour lui dire ces trois mots, ces trois petits mots qui avouaient tout. Sa bouche était cousue. Elle se confortait dans cet amour qu’elle jugeait à sens unique en se contentant d’être simplement son amie et de pouvoir profiter de sa présence sans rien attendre en retour. Et tandis qu’elle s’était endormie en pensant à lui, une fois encore, quelque chose se mit à bouger, la faisant sursauter.

Le calme était revenu dans la laverie. Sa machine était-elle terminée depuis longtemps ? Ellen se redressa un peu, les membres encore engourdis de sommeil. Elle sortit son téléphone de sa poche qui venait de vibrer. Elle mit un moment à se rendre compte qu’il s’agissait bien d’un message d’Akira. Il lui demandait si elle avait quelque chose de prévu ce soir-là. Ellen sourit légèrement tant l’idée de lui manquer même rien qu’un peu la transportait. Elle mit ses affaires dans le sèche linge et remonta vers sa chambre pour se changer. Après tout, personne n’aurait eu l’idée de lui voyer ses affaires et quant bien même, elle s’en fichait. Elle prit une douche rapide voyant qu’il était déjà presque huit heures. Elle sécha ses cheveux et enfila un jean et un t-shirt noir avant de filer. Elle marchait d’un pas léger vers la chambre d’Akira, cherchant le numéro 4 des yeux. Étonnamment, la porte était ouverte. Est-ce qu’il l’attendait ? Pourtant lorsque Ellen arriva enfin face à l’embrasure de la porte, elle se figea.

Elle pouvait encore sentir son parfum, un parfum de femme qui lui était non seulement familier mais sentait aussi délicieusement bon. Son regard n’avait pas eu le temps de s’arrêter sur son sac posé sur le bureau. Tout ce qu’elle voyait, c’était leurs lèvres échangeant un baiser. Elle l’avait tout de suite reconnue. C’était sa colocataire, Chachamaru. Ses longs cheveux noirs ornaient le visage blême d’Akira qui fermait encore les yeux. Ellen avait l’impression qu’une balle lui avait traversé la poitrine. Son cœur semblait s’être arrêté sur cette image là. Elle tremblait légèrement sentant les larmes lui monter aux yeux. Elle sentait que si elle bougeait, ne serait-ce qu’un peu, elle allait se briser en mille morceau. Et pourtant, elle n’avait qu’une envie, s’enfuir et courir, courir jusqu’à ne plus pouvoir respirer, jusqu’à se débarrasser de cette images là. Comme elle se sentait seule et abandonnée. Comme elle avait été idiote. Dire que quelques minutes plus tôt, elle était folle de joie. Soudain elle avait l’impression d’être à la morgue et que le cadavre qu’on examinait, c’était le sien. Elle n’arrivait pas à parler, parce qu’il y avait un nœud dans sa gorge. Pourquoi lui avait-il demander de venir ? Peut-être avait-il voulut lui montrer sa réalité. Il en aimait une autre et il fallait qu’elle comprenne, qu’elle accepte comme dans tout amour à sens unique. Elle repensa soudain à ce que certaines filles disaient à propos d’Hiroki le frère, d’Akira, à propos de son rôle de tombeur en série. Après tout, peut-être qu’Akira était comme cela lui aussi… Qu’en savait-elle, il ne parlait pas beaucoup de lui. Et de toute façon parlerait-on de ça avec ses amis ? Non, évidemment. Tu es vraiment une idiote ma pauvre petite Ellen. Croire que tu pourrais l’avoir pour toi seule, te voilà punie. C’est ce qu’elle se répétait intérieurement. Soudainement trop de questions l’assaillaient. Elle avait mal à la tête, comme un sentiment de vertige. Pourtant il fallait qu’elle se reprenne, elle ne pouvait pas rester là à les fixer comme une imbécile
.

-Je … repasserais plus tard…

Ces mots avait été presque inaudibles tant ils lui avaient brûlé la gorge. Elle tourna les talons, se mordant la lèvre pour ne pas pleurer, pour ne pas hurler de douleur sous le cou qu’elle venait de prendre. Elle avait envie de s’écrouler sur le sol, elle n’arrivait pas à respirer. Tout venait de se briser dans cet équilibre instable et ça faisait mal, beaucoup trop mal.
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Akira Katsuya
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MessageSujet: Re: Comme une impression...D'opression ? [pv] Ven 27 Mai - 5:37


Voilà longtemps que je n'avais pas réussi à dormir sans être pris en sandwich entre deux cauchemars. Non cette fois-ci, mon esprit était transporté dans un monde merveilleux, doux avec d'innombrables saveurs toutes plus alléchantes les une que les autres. J'aurais voulu y rester toute ma vie, cela ressemblait au Paradis, mon petit chez moi...Oh Oui, qu'est-ce que j'aurais donné pour rester ainsi. Surtout lorsque dans vos rêves se trouvent une magnifique Ellen, vous caressant les cheveux, posant ses lèvres sur votre peau. Oui, sur le coup, je me croyais au Paradis, le baisé qu'elle déposa sur mes lèvres fut plus vraie que nature, j'aurais juré sentir cette chaleur, cette odeur sucrée. C'est d'ailleurs à cause de cette odeur si vraie que j'ouvris doucement les yeux...Certain réveil sont plus brutaux que d'autres et celui là fut des plus violents qui soient...Prononçant un léger « Ellen...» inaudible, je reçus une gifle monstrueuse venue tout droit de la réalité : là en face de moi Chachamaru. Non, non, ce n'était pas elle qui m'avait embrassé...C'était Ellen voyons...Je l'ai vu...Même si j'essayais de m'en convaincre, je savais bien que ce n'était pas le cas. J'adorais Chachamaru bien sûr, mais pas au point de l'embrasser...C'était la première fois que j'embrassais quelqu'un, ou plutôt que quelqu'un m'embrassais. Je dois bien vous dire que ce n'est pas aussi agréable que ça, surtout quand la personne que vous aimez le plus se retrouve à quelques mètres de la scène à vous observer. Je vivais un cauchemar, qu'on me sorte de cet enfer, par pitié...Mon corps était à la fois paralysé par la peur et la surprise, il fallut plusieurs secondes pour que je puisse me dégager de l'emprise du baisé. Reculant de quelques centimètres, je regardais la jeune fille avec stupéfaction même s'il n'était pas difficile d'apercevoir une lueur de terreur dans mes yeux :

    Akira - « ...Chachamaru...? Qu'est-ce que tu fais ic...Oh non....C'est pas vrai...Je devais t'aider pour tes devoirs ce soir ! Ça m'était complètement sorti de la tête ! Oh le crétin... »


Posant une de mes mains sur mon front en relevant légèrement la tête, je me maudissais intérieurement pour avoir oublié ce détail plus que vital en ce moment même. C'est de ma faute tout ce qui se passait...C'est moi qui ai invité Ellen, moi qui ai dit à Chacha de venir dans ma chambre pour ses devoirs, moi qui me suis endormit, moi, moi et encore moi. Prenant enfin conscience de ce qui venait de se passer, je me redressais totalement, sentant un bouffé de chaleur m'envahir petit à petit, je devais avoir rougi...Mais je ne devais pas, surtout pas...Seulement il m'était impossible de rester de marbre...A l'instant, mon premier baisé m'avait été volé par Chachamaru. Comment devais-je réagir...Je n'avais jamais été confronter çà ce genre de choses ! Bon très bien, réfléchissons autrement...Comment Hiro réagirais dans cette situation ?...Après réflexion, ce n'était peut-être pas une bonne idée, vu la réputation qu'il avait, mon propre frère ! Non, je n'y croyais pas d'ailleurs ! Il m'en aurait parlé de ses petites activités non ? Mon regard se posa sur Ellen, debout près de la porte, elle semblait détruite, sa tristesse était si palpable que j'en eus un horrible pincement au cœur. Sans parler de cette douleur qui se propageait jusque dans ma tête. Oui, j'avais horriblement mal, les anges étaient sensibles aux émotions d'autrui, j'avais toujours trouvé cela agréable, mais là, c'était vraiment insupportable. Je ressentais tout, ceux de Chachamaru, d'Ellen, mais aussi les miens. J'allais explosé de l'intérieur, je devais faire quelques choses et vite. Me relevant du lit, je titubai légèrement me battant pour m'approcher d'Ellen, tenant toujours ma tête avec l'une de mes mains.

    Akira - « Ellen...Non ne pars pas s'il te plait...Je...Suis...Enfin ce n'était ce que tu crois...Si tu crois quelques choses bien sûr...Je...Excuse moi... »


Je m'enfonçais de plus en plus, pourquoi est-ce que tout allait si mal d'un seul coup ? Inexplicablement, ma tête se baissa et mes yeux se noyèrent petit à petit étant submergé par une arrivé d'eau incontrôlable. Ce n'était franchement pas le moment de jouer les gamins, mais tout allait trop vite pour moi, je venais de me réveiller et qu'est-ce que je trouvais autour de moi ? Un véritable champ de mine. Et je ne vous parle pas de ma tenue débraillée que je n'avais pas pris la peine de changer. Ce pourrait-il que mon amitié avec Ellen soit finie, comme ça ? Aussi simplement ? C'était tout simplement hors de question, jamais je n'accepterais ça, jamais...Je ne laisserais pas tomber Chachamaru pour autant, je sais bien qu'elle se sentait aussi mal que moi, enfin je crois...Ne trouvant quoi ajouter d'autre, je me contentais de lutter silencieusement contre cette envie irrésistible de lâcher une larme.


Dernière édition par Akira Katsuya le Sam 2 Juil - 16:16, édité 1 fois
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Chachamaru Yaskawa
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MessageSujet: Re: Comme une impression...D'opression ? [pv] Ven 27 Mai - 16:48

    Les histoires d'amours, les romans fantastiques avec de beaux princes charmants. Toutes ces histoires que Chachamaru avait lues et relues en boucle lui avaient donné cette envie irrésistible de trouver son prince charmant et elle avait réussi. Seulement, jamais elle n'aurait pensé que cela serait plus difficile que dans les livres, ici elle se trouvait dans un cas plus complexe, deux princesses pour un seul prince, comment faire ? Le partager ? Abandonner ? Son coeur ne voulait pas, mais la logique le voulait pourtant...A peine Akira ouvrit-il les yeux que l'apocalypse commença, sans parler de la présence qui venait de faire irruption dans la pièce, Chachamaru connaissait bien cette odeur, c'était Ellen...Prise de panique, pour faute d'avoir été pris la main dans le sac, elle ouvrit grand les yeux pour se reculer à son tour avant de se retourner vers sa colocataire qui semblait désemparée. Aurait-elle fait une bêtise ? Elle pouvait ressentir tant de choses incompréhensibles, douleur, tristesse, tension, honte, mais joie à la fois. Il était égoïste d'éprouver de la joie à ce moment précis, mais il ne fallait pas oublier qu'elle venait d'échanger un baisé avec son prince !

      ...Chachamaru...? Qu'est-ce que tu fais ic...Oh non....C'est pas vrai...Je devais t'aider pour tes devoirs ce soir ! Ça m'était complètement sorti de la tête ! Oh le crétin...


    Ces mots n'étaient pas passés in extrémiste à l'oreille de Chachamaru, elle savait pertinemment ce que cela voulait réellement dire, certes elle n'avait jamais été très logique dans ses actes, mais cette fois-ci, c'était très clair. Elle avait fait une erreur, une grossière erreur. Il l'avait tout simplement oublié. Chachamaru se serait cassée la jambe dans un escalier et n'aurait manifesté sa présence ce soir, cela n'aurait même pas dérangé le garçon, il avait donc prévu autre chose...La jeune fille baissa la tête, honteuse d'elle, de ce qu'elle avait pu croire, voir même rêvé, elle portait tant de regret sur ses épaules qu'elle trouvait des difficultés pour respirer normalement et sainement. Akira c'était déjà relevé pour aller voir Ellen, chose qui provoqua chez la cyborg une pointe de jalousie, mais il ne fallait pas insister, faire quelque chose d'irremplaçable était vite arrivée. S'appuyant sur le lit d'une main fragile pour se relever, elle ne traîna pas plus longtemps et attrapa ses affaires, qu'elle avait posé sur le bureau, la soirée travail n'allait pas avoir lieu de toute manière ! Et étant la seule fautive des lieux, il valait mieux qu'elle s'éclipse, qu'elle abandonne tout simplement.

      Ne t'inquiète Aki, c'est pas grave, on verra plus tard pour mes devoirs ! Bonne soirée~~


    Il n'était plus supportable pour la jeune fille de rester là, il s'agissait d'un amour entre Akira et Ellen. En aucun cas on parlait de Chachamaru et d'Akira. Après tout, les cyborgs n'étaient pas fait pour des histoires amoureuses, seule la destruction leur était possible d'accomplir, et dans son cas, plus vite elle aura supprimé Tanguy, plus vite elle pourra retourner voir ses créateurs. Le monde extérieur n'était pas fait pour elle, partout où elle passait, elle n'apportait que malheur et désespoir. Elle se sentait si mal, son coeur lui faisait inexplicablement mal lui aussi, peut-être parce qu'elle avait enfin compris que l'amour qu'elle éprouvait n'était qu'à sens unique et qu'Akira n'avait d'yeux que pour sa chère colocataire. En passant à côté d'Akira, elle posa l'une de ses mains sur son épaule pour lui sourire doucement. Il était sur le point de pleurer, Chachamaru aurait bien tenté quelque chose pour détendre un peu l'atmosphère, mais cela risquait peut-être d'empirer les choses. La meilleure chose à faire était de partir et de les laisser seuls. Passant devant Akira, elle lui remit quelques mèches en place avant de se baisser légèrement pour attraper délicatement sa braguette. La fermant doucement pour enfin boutonner son jean, il était beaucoup plus présentable comme ça !
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Ellen O'Brien
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MessageSujet: Re: Comme une impression...D'opression ? [pv] Dim 29 Mai - 3:13

Ellen s’avançait dans le couloir. Elle voulait fuir, pousser la première porte qu’elle verrait et s’engouffrer dans l’obscurité tiède de la nuit pour s’effondrer, pour laisser éclater ce flot de sentiments qui inondait son esprit. Elle n’arrivait plus à réfléchir. Elle ne savait même pas ce qui la maintenait encore debout. Dans sa détresse, elle entendit à peine sa voix. Ne pas partir, ne pas croire, pardonner … C’était beaucoup trop dur, ça faisait beaucoup trop mal. Si seulement sa tête ne lui faisait pas aussi mal, si seulement son cœur pouvait se calmer un moment… Ellen était comme en état de choc. Elle fit volte face, ne le regardant pas dans les yeux. Elle n’y arrivait pas. Elle était partagée entre l’envie de l’écouter et celle de seulement partir pour qu’enfin la douleur cesse. Et puis, tandis qu’elle ne disait rien parce que le nœud dans sa gorge refusait de laisser sortir un son, Chachamaru sortit dans le couloir à son tour. Elle avait récupérée ses affaires. Elle partait. Levant un peu les yeux, Ellen remarqua la tenue du jeune homme que sa colocataire venait d’arranger en passant sa main dans ses cheveux.

-Chachamaru !

Ellen avait presque crié son nom qui était sorti de sa bouche comme une boule de feu. Elle s’avança vers la jeune fille, attrapant son poignet pour la retenir. Il n’y avait aucune violence dans ses gestes tant son corps était inerte mais elle y mit toutefois assez de volonté pour retenir la jeune femme.

-Ce n’est pas à toi de t’en aller.


Ces mots achevèrent son cœur qu’elle sentait à peine dans sa poitrine. Elle se sentait comme un miroir brisé dont chaque éclat aurait perforé sa chair si profondément que la douleur l’aurait transpercée comme la balle d’un révolver, ne laissant derrière elle qu’un énorme trou. Lourde de ce vide creusé par la perte de son amour, Ellen entraina Chachamaru vers celui qu’elle avait tellement aimé sans pouvoir regarder son visage. Alors seulement elle lâcha sa colocataire. Elle avait perdu. Lâchement.

Ellen se figa un instant devant lui. L’idée même de prononcer son nom lui était devenue impossible. Elle aurait voulu dire quelque chose, mais elle ne savait pas quoi dire, ni même quels mots choisir pour décrire ce qu’elle ressentait à ce moment là. Elle voulait seulement que ça s’arrête. Finalement, son corps trouva la force de bouger et elle recula, comme pour éviter tout geste de sa part. Elle murmura.


- Je crois ce que je vois ..


Elle ne voulait pas qu’il la touche, parce qu’à ce moment là, elle aurait surement été capable de croire n’importe quel mensonge rien que pour aller mieux. Elle reculait encore même si sa tête raisonnait autrement. Elle voulait dire son nom, elle voulait se jeter dans ses bras, s'enfouir dans son cou, s'enivrer de son parfum et le serrer si fort... Elle n'avait pas peur des représailles ni même des coups mais elle ne pouvait rien contre quelqu'un qui avait déjà fait son choix.

-J’aurais du deviner… en voyant la porte ouverte… Je suis désolée de vous avoir déranger…

Ellen cherchait des excuses, le moyen peut-être d’avoir l’air moins idiote tandis qu’une larme roulait sur sa joue, trahissant sa souffrance. Elle tourna alors les talons tandis que d’autres larmes, bien plus lourdes celles là coulait sur son visage bien plus blême que d’habitude. Elle marcha d’un pas rapide, tandis que son esprit fulminait. Où aller ? Où se cacher ? Ses questionnements étaient sans cesse entrecoupés par cette image qui l’avait fait cesser de respirer. Finalement, elle s’arrêta devant un numéro. Deux. Elle hésita un moment et poussa la porte. Anéantie, elle cherchait un repère, quelqu’un qui ne poserait pas de question. Mais la pièce était vide et épuisée de chagrin, elle s’écroula dans l’un des lits qu’elle inonda de larmes, étouffant ses cris dans un oreiller.

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